Je voudrais vous expliquer en quoi consiste cette théorie que j’appelle théorie du remplacement (#théorieduremplacement) en ce qui concerne le Venezuela. Je trouve peu à peu les mots pour l’exprimer pleinement, mais pas encore tout à fait. Je souhaite cependant, à travers cette entrée, en introduire l’idée.
Il s’agit ni plus ni moins de comprendre comment remplacer ce pays que nous ne voulons plus, cette réalité ou cette situation actuelle si négative, que l’accablement et le désespoir TOTAL font paraître définitive, par le pays que nous désirons, celui qui nous unirait malgré nos profondes et nombreuses différences, afin de retrouver notre objectif et notre raison d’être. Nous devons redonner un sens au « pour quoi » du Venezuela, pourquoi il a existé et pourquoi sa souveraineté importe encore aujourd’hui.
On parle d’une raison perdue :
- D’un côté, il y a le Venezuela d’une révolution perfectible…
- De l’autre, ceux qui considèrent cette révolution comme un échec abject et qui, face à ses résultats médiocres, cherchent une alternative qui conduise à quelque chose de réellement meilleur, une situation véritablement bénéfique pour tous.
- Il y a aussi les indifférents…
- Et enfin, les opportunistes de tous bords, qui se trahissent eux-mêmes et renient leurs propres principes.
Malgré tout, je crois que nous avons un dénominateur commun. Et un observateur extérieur, avec un regard affûté et un brin d’audace, pourrait constater et suggérer que la clé du remplacement est d’abord immatérielle. Elle est subjective, éthérée. Elle réside dans ce qui nous unit symboliquement.
Elle est objective dans ce qui relève des symboles, non pas uniquement ceux du pouvoir ou de l’autorité, mais aussi ceux du projet collectif qui devrait être porté à la fois par le peuple et ses représentants, et inversement. Nous parlons ici des Espaces avec un « E » majuscule, comme mentionné dans le projet de loi. Ce que nous partageons, même si le lien est fragile, c’est notre dénominateur commun : le symbole national. Nous sommes sous le même « abri » de cette bannière, « protégés » par ce même blason. Toute tentative de séparation est vouée à l’échec. Mais que se passe-t-il si la nation elle-même est contrainte de se séparer d’elle-même ?
J’ai déjà proclamé que le Venezuela est mort, comme un Zarathoustra venant annoncer une vérité définitive. Je ne prétends pas être lui, mais il semble nécessaire de le répéter. Dans cette analogie, si le Venezuela était Dieu (mort), alors le surhomme serait l’Union Gran Veneciana, ou quelque chose de ce genre, comme je le préconise.
Mais voici la bonne nouvelle : puisque le Venezuela est mort, nous pouvons désormais penser à la nouvelle Nation qui naît et qui naîtra. Nous pouvons entamer ce remplacement.
Notre cause commune, que nous soyons ou non les héritiers de Bolívar, doit retrouver ce que nous sommes, ce que nous avons été, ce que nous voulons être. Nous devons inclure ces quatre catégories décrites plus haut pour redéfinir notre direction, que ce soit vers le Nord ou le Sud, afin de naviguer à nouveau avec ordre, orientation et sens.
Nous devons remplacer ce que nous sommes par ce que nous voulons devenir. Remplacer l’ancien par quelque chose de meilleur. Car c’est toujours ainsi que l’individu et le groupe fonctionnent.
Une révolution en déclin
La Révolution s’est déjà effacée. 2021 est arrivé, et certains pourraient même dire « nous avons vaincu ». Mais il n’y a plus d’opposition possible, car même elle se confond désormais, dans ses résultats, avec la dérive révolutionnaire elle-même.
La Révolution s’est transformée en un affrontement stérile, à l’image du régime castriste : un combat contre un empire dont elle a besoin pour justifier ses propres échecs. Elle renforce cet empire dans sa supériorité, même lorsqu’il perd son influence sur la scène internationale, et se conforte elle-même dans son infériorité et sa décadence, sans même en être consciente. Elle ne surpasse jamais son adversaire, et ne le fera jamais. Son destin devient de plus en plus vide de sens, faute d’une véritable ambition révolutionnaire.
J’essaie ici d’être un peu chaviste pour leur tendre la main. Même si cette aide n’est pas souhaitée, elle pourrait les amener à voir les choses sous un autre angle.
Le premier pas vers le remplacement
Concrètement, la première étape de cette méthode repose sur la pression institutionnelle. Cela signifie qu’un corps législatif ou un congrès – quelle que soit sa nature – doit promulguer un manifeste hautement visible à l’échelle universelle. Ce document doit imposer le respect, la crédibilité et surtout démontrer un pouvoir et une cohésion réelle.
Par exemple, remplacer la signature du président de l’ancienne AN de 2006 par celle de notre représentant sur une loi emblématique. Une telle action ne relèverait-elle pas d’un pouvoir supérieur, même s’il est de facto ?
Si une nouvelle base est posée, alors un changement positif pourra enfin émerger.
Unissons-nous autour de cette offensive. N’est-ce pas ce que nous voulons ?
Alors bâtissons un projet impérial qui soit meilleur que tout autre empire sur cette terre. Un empire de nous-mêmes.
Plus raisonnablement, je parle d’un empire fondé sur la loi, celui d’une nouvelle Nation ou d’un nouvel État-nation, comme il n’en a plus existé depuis plus de 200 ans, depuis 1821…
En résumé : la théorie du remplacement
La #théorieduremplacement est donc une thèse qui commence à se formuler et qui affirme déjà la nécessité de remplacer l’ancien par le nouveau, le moribond par le naissant.
Nous pouvons commencer par un simple acte : remplacer une signature usurpatrice de l’Histoire et le faire avec la plus grande résonance universelle possible.
Si vous détenez véritablement le pouvoir et le soutien de la communauté internationale… alors prouvez-le !
Honneur, Liberté, Justice, Éducation et Musique.
EUMV